
Octobre Rose : C’DEFI s’engage aux côtés du Cœur du BTP et de « Donne ton soutif »
28 septembre 2026Octobre Rose : Pourquoi nous sommes absolument tous concernés
Octobre Rose est souvent perçu comme un événement de prévention exclusivement féminin. Pourtant, la réalité de la maladie est toute autre : le cancer du sein touche également les hommes (près de 1 % des cas), impacte lourdement la santé mentale des salariés aidants, et redessine les dynamiques au sein des équipes de travail. En entreprise, la prévention, l'écoute et l'accompagnement ne sont donc pas qu'une affaire de femmes : c'est un enjeu collectif qui concerne les dirigeants, les managers, les collègues et les proches.
Chaque année à l'automne, la campagne mondiale d'Octobre Rose permet de lever le voile sur l'importance du dépistage précoce chez les femmes.
Cependant, en associant (à juste titre) cette maladie à la féminité, on oublie souvent que les conséquences d’un cancer du sein s'étendent bien au-delà de la patiente elle-même. La maladie s'invite dans la sphère familiale, mais aussi dans les entreprises.
Le tabou du cancer du sein chez l'homme
C'est un chiffre méconnu qui peut surprendre : près de 1 % des cancers du sein touchent des hommes (Source : Institut National du Cancer). Si ce pourcentage reste faible, il représente tout de même des centaines de diagnostics chaque année en France.
Il est pourtant dangereux d’ignorer cette statistique. En effet, parce que les hommes ne se sentent pas ciblés par les campagnes de santé publique concernant le cancer du sein, et parce qu’ils pensent (à tort) ne pas posséder de glandes mammaires susceptibles de développer des cellules cancéreuses, ils ignorent souvent les premiers symptômes (comme l'apparition d'une petite boule ou une modification de la peau).
Résultat : chez l'homme, le diagnostic est posé de manière beaucoup plus tardive, ce qui complique les traitements et assombrit le pronostic. Octobre Rose en entreprise, c'est donc avoir l'opportunité de sensibiliser 100 % de vos effectifs, sans aucune distinction de genre, en rappelant que l'auto-palpation et la consultation au moindre doute n'ont pas de sexe !
Les salariés aidants : la charge mentale de l'ombre
Quand le diagnostic tombe, il ne frappe pas seulement le ou la patiente. C'est tout l'entourage (conjoints, enfants, amis proches) qui encaisse le choc et endosse, souvent du jour au lendemain, le rôle de "proche aidant". Lorsque ce dernier a un travail à plein temps, il doit jongler entre ses missions professionnelles, les allers-retours à l’hôpital, et la gestion administrative. A long terme, cela génère de la fatigue physique et psychologique intense.
Pour l’employeur (au travers des Ressources Humaines et des managers), identifier et soutenir ces salariés est un véritable défi de prévention. Un proche aidant non accompagné est un collaborateur fortement exposé à l’épuisement professionnel (burn-out).
Dans le cadre de sa démarche QVCT (Qualité de Vie et des Conditions de Travail), l'entreprise dispose de leviers concrets pour soulager cette charge mentale :
- L'aménagement du temps de travail : Permettre la flexibilité des horaires ou un aménagement du télétravail pour faciliter la présence aux rendez-vous médicaux.
- Le don de jours de repos : Un dispositif de solidarité interne extrêmement puissant, prévu par la loi, permettant aux collègues de céder anonymement des jours de congés à l'aidant.
- La création d'un climat de confiance : Offrir une écoute bienveillante pour que le salarié n'ait pas à cacher sa situation par peur d'être stigmatisé ou mis à l'écart.
Collègues et managers : comment agir au quotidien ?
Face à la maladie d'un collaborateur (ou d'un proche d'un collaborateur), la maladresse est fréquente. Par peur d'être intrusifs, de poser la mauvaise question ou de dire "le mot de trop", les collègues et la hiérarchie ont parfois tendance à fuir le sujet ou à s'éloigner. Ce silence crée un terrible sentiment d'isolement chez la personne touchée.
L'accompagnement managérial est alors déterminant. Pendant l’absence d’un collaborateur malade ou proche aidant, il est important de maintenir le lien (si le salarié en a exprimé le désir) de manière informelle, en détachant complètement les échanges de la pression professionnelle. Le moment du retour en entreprise nécessite quant à lui de l'anticipation (entretien de pré-reprise, aménagement ergonomique du poste, temps partiel thérapeutique) et surtout, une communication transparente avec le reste de l'équipe (avec l'accord explicite du salarié) pour dissiper les non-dits et organiser la répartition de la charge de travail.
Tout cela requiert de l'intelligence émotionnelle et une bonne compréhension des Risques Psychosociaux (RPS). Chez C'DEFI Formation, c'est précisément cette posture de manager-soutien que nous développons à travers nos parcours de formation, afin de donner aux encadrants les clés pour traverser ces crises humaines.
3 actions pour s'engager collectivement dès maintenant
Il n'est pas nécessaire de révolutionner toute votre organisation pour marquer votre soutien et faire avancer la prévention. Voici trois actions simples et inclusives à mettre en place au sein de votre entreprise :
Informer et diffuser sans stigmatiser
Utilisez vos espaces communs (salles de pause, affichage obligatoire, intranet) ou l'appui de votre Comité Social et Économique (CSE) pour mettre à disposition des ressources d'information. Privilégiez les supports globaux qui mentionnent la possibilité du cancer du sein chez l'homme et qui proposent des numéros d'écoute dédiés aux proches aidants. L'information doit être visible pour que chacun puisse s'en saisir à son rythme, sans aucune injonction.
Créer un espace de dialogue sécurisé
Profitez de ce mois de sensibilisation pour organiser un moment convivial, comme un "café thématique" ou un petit-déjeuner solidaire. L'objectif est d'offrir un espace de parole libre, hors de toute pression hiérarchique, à ceux qui souhaiteraient partager leur expérience en tant qu'aidant ou (ancien) patient. Libérer la parole est la première étape pour briser les tabous en entreprise.
Participer à un défi solidaire en équipe
Rien ne fédère plus un collectif de travail qu'un engagement commun pour une bonne cause. Proposez à vos équipes de participer à une course caritative, une marche rose ou un événement inter-entreprises. À titre d'exemple, chez C'DEFI Formation, nous avons fait le choix d'agir sur le terrain en participant en juin dernier à la 8e édition du Cœur du BTP. Grâce à l'énergie de tous les acteurs présents, cet événement sportif a permis de lever un don record de 7 500 € au profit de l'association Donne ton soutif.
La résilience est une force collective !
Le diagnostic et les traitements médicaux resteront toujours une épreuve individuelle. Mais la résilience et le maintien dans l'emploi sont des batailles collectives. En intégrant pleinement les hommes, les aidants et les managers dans vos actions de prévention, vous transformez Octobre Rose en un véritable levier d'empathie, de cohésion et de performance sociale pour votre entreprise.



